Aujourd’hui, je viens d’apprendre le départ d’une collègue que j’apprécie énormément. Nous ne sommes pas au stade « amis », mais c’était très sympa de discuter, s’arrêter, se poser des questions surtout sur le boulot, en fait. Je sais qu’elle s’appelle Sophie, mais je ne connais pas le nom de son chien, en a-t-elle seulement un? On se croise, et c’est vrai avec quasi tous mes collègues. Mais, à y regarder plus large, c’est vrai aussi avec la plupart des gens, jusque dans la famille, même si là je peux encore avoir en tête si untel a un chien (mais son nom?).
Les rares que je connaisse vraiment, comme dans des cercles concentriques qui se rapprochent de moi, ce sont ma femme et mes enfants, et ma petite-fille (un phénomène). Mais « vraiment »? Quand je vois que je m’étonne moi-même dans mes réactions parfois, dans mes capacités (je découvre une nouvelle difficulté à poser le genou droit au sol)… Est-ce que je me connais déjà moi-même?
« Connais-toi toi-même! » disait Socrate (enfin, c’est en général à lui qu’on attribue la formule), comme s’il voulait dire: « Ne compte pas sur un autre pour te connaitre« , apprends toi (sans tiret). Apprends qui tu es, sois le sujet de ton étude. Je crois qu’on peut en devenir narcissique, mégalo, égocentrique… Non, puisqu’on est placé dans un monde avec un tas d’autres autour de soi, je crois que ça doit être quelque chose comme « connais-toi, expérimente dans ta vie pour que tu sois plus cool quand tu vois l’autre qui vit avec ses propres expérimentations« . Quelque chose dans ce goût-là. On se rapproche du « aime ton prochain comme toi-même » en fait.
Allez, je vous quitte pour le moment, il faut que je travaille sur mon côté agréable (si, si, je dois vraiment y travailler!) pour rejoindre ma chère épouse que j’aime très facilement et qui m’attend pour dîner…
A bientôt!